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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:14

Oh oui, mes aspirations neurasthéniques en matière verbale ne sont pas mortes, loin de là. Mais mes secondes valent plus qu'un poil de bite de John Bobbitt et je n'ai que la prétention de faire vivre un texte qui croupissait dans les méandres de mes documents google jusqu'à présent.
A la demande générale d'une seule lectrice hasardeuse suite à une mauvaise manip, je vous livre donc un projet totalement inachevé de ré-écriture de contes pour enfant. Ayant, principalement, pour but de divertir les parents qui les lisent sans se faire repérer, voici le premier opus inachevé des Petits Contes de l'Absurde.

Veuillez, comme d'habitude, excuser mes fautes d'erreur, j'écris comme je parle, sans réfléchir!

 

Les petits contes de l’absurde

Le Chat Crotté

L’histoire, bon ben l’histoire commence mal hein, on va pas vous le cacher. Elle commence avec un père sur son lit de mort et trois fils qui, ma foi, n’ont pas l’air super attristés par son sort. Mais ensuite y a des choses qu’on ne nous dit pas!
Bon alors déjà il meurt de quoi ce pauvre monsieur? Ensuite pourquoi le Chat est botté? Pourquoi un ogre aussi con soit-il ne se retransforme pas en éléphant pour éclater sa gueule au Chat et pourquoi les femmes ont toujours l’air vénales et naïves dans les contes?
Moi je vais tout vous raconter. Dans les moindres recoins, j’y étais! Et ceci n’est pas de la grandeur d’âme, que nenni. Ceci est dû à mon métier de conteuse de détails, à ne pas confondre avec compteuse de bétail. Voici donc l’histoire du vrai Chat botté avec toutes ses infos croustillantes et inédites. Parce que, comme l’a dit, un grand philosophe que j’admire depuis maintenant sept saisons:
Tout le monde ment!” (Dr Gregory House)

Revenons-en à ce triste sir qui se meurt dans sa demeure. Cet homme, fourbu par un travail harassant au moulin depuis son plus jeune âge avait un chat. Quelle maigre compagnie quand on sait que cet homme avait trois vaillants fils qui auraient pu l’aider dans sa besogne. Mais ces trois marauds préféraient le bling-bling de la Cour que le train-train du moulin. Ils s’étaient enrôlés dans l’armée du Roi et jouaient de l’épée à longueur de journée pour épater les filles.
Alphonse le miséreux accordait donc toute son attention à ce chat auprès duquel il se confiait souvent. Ce chat, qui était doué de parole grâce à sa marraine la fée, aimait aussi beaucoup son maître et les deux compères prenaient souvent l’apéro sur la terrasse du moulin en fin d’après-midi avec un petit verre d’anisette.
Enfin un verre, disons plutôt qu’à force de parler et de se raconter de bonnes blagues de meunières et de chattes ils finissaient ivres comme des barriques et dormaient à même le sol. Le souci, c’est que cette habitude à dormir sous les ailes du moulin avec le bruit et le froid, cela avait fini par rendre le chaton frileux dur de la feuille.
C’est ainsi qu’un jour de pluie quand le meunier demanda un service à son matou, la confusion s’invita:
-“Mon bel ami, va t-en croiser la route de la conteuse de détails. Elle te donnera les quelques deniers de royalties qu’elle gagne en racontant la perte de ma femme, enceinte de notre quatrième enfant, à qui veut bien l'entendre.”
Le chat en fidèle serviteur s'exécuta, malgré un temps à ne pas mettre un chien dehors, et s’en alla chercher fortune par certains raccourcis. Il traversa des prés où paissaient quelques bovidés, des champs de citrouilles où vivaient quelques rats, il croisa des hirondelles occupées à coudre une belle robe un peu niaise et arrivés à bon port toqua 3 fois à la porte de la demeure de la voisine, la compteuse de bétail.
-”Ma bonne dame, mon maître m'envoie quérir les quelques deniers de vos grivoiseries verbales. Voici les coordonnées de son compte Paypal si vous n’avez point de liquiiiiiiiiiiiiiiiii!”
La sus-nommée bonne dame, le visage plein de cendres et la serpillière à la main, avait envoyé d’un coup de pied le séant du félin valser dans le pré des vaches.
-”Mais quelle mouche l’a piqué?”.
Tout crotteux, tout mouillé, tout miteux, il rentra au bercail sans un sous, mais avec de la boue plein sa toison. A l’énoncé de son histoire, Alphonse fût prit d’un terrible fou-rire.
-”Mon bon chat crotté, ta déficience auditive te perdra, articula t-il un peu plus fort. Je t’ai envoyé chercher la conteuse de Détails. La p’tite merdeuse au coin de la rue qui se la raconte dans son journal intime et qui le publie régulièrement sur les affiches de la ville. Tu sais, celle qui possède un chat en molleton.”
Une fois sûr de son itinéraire grâce à Google Maps, le chat passa un coup de fil à sa marraine la bonne fée.
-“Hé, bonne fée, t’auras pas une paire de godillots à me filer car là c’est une vraie pataugeoire ici. J’en ai de la boue jusqu’à la raie des fesses! Autant dire que me lécher dans ces conditions relève plus d’un cross country que d’une petite toilette odorante”.
Comme toute bonne marraine qui se respecte elle envoya dans la minute un colis par l’intermédiaire de son cousin Fédexius qui livrait partout dans le conté. Malheureusement ce pauvre manant était atteint d’analphabétisation aiguë, un mal par trop répandu dans nos campagnes, et se planta lourdement quand il livra les colis que lui avait confié la bonne fée.
Le Chat Crotté reçu une paire de pantoufles de vair et sa voisine en partance pour le bal une paire de chaussures de randonnée.
Après une bonne douche chaude et ainsi paré il tenta de rejoindre l’adresse donnée, mais à peine 100 mètres et trois foulages de cheville plus tard il se précipita dans la chambre du plus frêle et du plus jeune des fils de son maître, Aramis. Dans une grande malle il trouva nombreux habits, parmi les robes noires, les tiares et autres frusques ecclésiastiques, il dénicha aussi une vieille tenue de mousquetaire qu’Aramis avait usé jusqu’à la corde avant de la déposer ici lors d’un de ces week end de permission. Cela faisait longtemps qu’on n’avait plus vu les fils du meunier dans les parages, le chat aurait bien voulu les suivre dans leur folle aventure, mais l’amitié d’Alphonse avait été plus forte. Il enfila une paire de bottes montantes, un couvre chef orné d’une longue plume, une petite épée, une grande cape noire et un beau ceinturon. Seules les bottes auraient fait l’affaire, mais ce petit matou allait enfin toucher du doigt son rêve et se la péter comme ceux qu’il considérait comme ses trois frères. Eux qui vivaient une grande destinée loin de la misère du moulin.
Entre temps Alphonse commençait à se sentir un petit peu blême.
-”Raaah je force un peu trop sur la bibine en ce moment, je devrais boire un peu plus de smoothies au germe de blé et faire un peu de cardio, se dit-il.”.
Malheureusement la vérité en était tout autre. Ce con de chat lui avait refilé une vieille maladie en revenant tout crotté de la tête aux pattes. Après avoir marché dans une bouse fraîche lors de son périple précédent, il avait malencontreusement inoculé la vaccine à son maître. Ce pauvre bougre qui était déjà un poil immunodéprimé à cause de sa femme qui s’était taillé avec le charpentier du coin et qui criait à qui voulait l’entendre que sa femme avait accouchée sans qu’il l’eusse jamais entreprit, commença à souffrir des premiers signes de la variole.
On fit quérir ses trois fils qui se frottèrent les mains à cette annonce. Ils allaient bientôt pouvoir soutirer un peu de graille à leur daron. Arrivés au moulin ils se rendirent compte bien assez vite que le blé n’en rapporte pas tant que ça et leur père vivait toujours dans la même adversité qu’à leur départ. Le pauvre homme, sur son lit de mort fit des adieux larmoyants, pensant être aimé en juste retour par ses trois fils. Il eu une pensée pour le quatrième qu’il n’avait jamais connu et dont tout le monde parlait en bien, sauf à Rome allez savoir pourquoi.
Seul le chat, maintenant botté, s’effondra à son chevet et se jura de tout faire pour venger le froideur de ses frères. Quand son maître trépassa, il devint propriété d’Aramis et pu, non sans regrets, partir à l’aventure avec les mousquetaires.
Arrivé à la Cour du Roi, il prit ses quartiers sous le lit de son nouveau maître. Il installa sa garde robe aux pieds du lit, son panier près du mur et entreprit d’élaborer un plan machiavélique.
Au petit matin l'entraînement de mousquetaire auquel il s’était inscrit la veille débuta. Les horaires et la difficulté ne l’effrayait pas car son ancien travail au moulin n’était pas non plus de tout repos. Cours obligatoires, cours facultatifs, bénévolat et milice rurale, il voulait avoir toutes les cordes nécessaires à son arc. Il était motivé par sa vengeance et rien ne l’arrêterait. Il repensa à son vieux maître, à leurs apéros, à leurs parties de Canasta, à leurs soirées Mario Bross. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais sa journée bien chargée lui fit passer le temps plus vite.
Après une boîte pour chat au cassoulet il enfila son jogging et couru après une souris pendant 2 heures. Vint le cours d’escrime, puis celui marketing. La pause de midi fût frugale et rapide, il fit tout de même la connaissance de Francis, un ménestrel à la queue de cheval bien garnie qui tomba en admiration devant ses bottes. Ce Francis portait des tongs, elles étaient peu pratiques et ses amis mousquetaires se foutait souvent de sa gueule. Tant pour ses chansons à l’eau de rose que pour ses tatanes. Mais un brin d’amitié naquit et cela remonta le moral du Chat.
L’après-midi passa vite entre équitation et maniement des objets redondants. Le dernier cours de la journée fût épuisant. Le professeur Maïté de Gascogne vint leur montrer différentes manières de tuer un ennemi. Ce soir là, la démonstration se fit avec une pauvre anguille récalcitrante. Elle prit cher, très cher.
Ce régime dura plusieurs mois. Tant et si bien que le chat botté en oublia presque son chagrin, mais la vengeance était toujours son moteur et il comptait bien mettre son dessein en branle.
A la fin de l’année préparatoire le chat avait reçu un entraînement digne des marins américains. Le jour du diplôme arriva et lors de la remise de son Bachelor en homicide volontaire, le Roi Nicolas 1er s’avança vers lui et fit l’éloge de cette jeune recrue méritante. Au terme de son adoubement il l’envoya directement sur le terrain tester ces aptitudes au massacre.
Pour sa première mission commando on l’envoya en Californie retrouver un certain Connor, sous le nom de code de Colibri. Contrairement à un collègue autrichien, le chat fit merveille. J. Connor et sa mère furent neutralisé en trois coups de machette thaïlandaise et son retour se fit en grandes bottes. La médaille d’honneur lui fut remise et la reine Carla marqua le coup en le faisant comte de Rtagnan. Il prit aussi du galon en devenant chef des services secrets des mousquetaires et par là même, chef des ses trois frères.

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  • : La Malédiction du Chat en Carton - tribulations éclectiques d'une fille pas tout à fait finit
  • La Malédiction du Chat en Carton - tribulations éclectiques d'une fille pas tout à fait finit
  • : Les Médicis ne sont plus, sinon Miss Fioue aurait fait des pieds et des mains pour les avoir comme mécènes. Du coup, années après année, elle tente d'allier passion et pognon, ce qui n'est pas chose aisée dans le monde qu'elle veut se créer.
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