Vendredi 4 novembre 2011
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D'un côté nous avons le sujet F, moumoute hirsute depuis son plus jeune âge, crinière au vent elle se balade en déprimant sur l'épaisseur incontrôlable de son pelage crânien.
De l'autre nous avons le sujet C, cheveux impeccablement lisses et soyeux, l'ayant aidé à marquer son appartenance au clan des métaleux par la longueur adolescente, jusqu'au jour où il y
en eu moins.
J'ai toujours lutté contre ce résidu simiesque, volume, longueur, couleur, et voilà que depuis quelques années se profile encore une tare supplémentaire: les cheveux blancs. Point tourmentée par
cet énième désagrément et assumant totalement de vieillir précocement à l'âge de 28 ans, je ne cachais pas ces 3 ou 4 intrus qui, comme des antennes paraboliques de Satan, poussaient ondulés à
l'extrême et droit sur la tête. Et puis voilà qu'un jour ils furent légion, marquant les tempes plus que de raisons à l'orée de mes 32 années et permettant à ma coiffeuse de s'extasier devant la
prolifération du vilain. Soit, de toute façon cela n'allait pas changer mon passage annuel à la coupe/couleur/brushing hollywoodien.
Mais ajoutons à cela un nombre incroyable de petites contrariétés poilesques et le verre déborde presque.
Il y eu un jour ma volonté de ne plus m'épiler les sourcils comme une fétichiste de la virgule et les petits bâtards ne décidèrent de pousser plus que sur la paupière et non dans les creux
laissés à cette occasion.
Il y a cette propension à souffrir le martyre à chaque ablation, sang et gonflements disproportionnés, s'ajoutant à la racine digne d'un concours de légumes OGM.
Il y a ce maillot qui ne veut pas rester DANS le maillot grâce à des années de rasage intensif suite à la souffrance sans limite d'une dite épilation classique. Le poil étant incapable de
connaître ses limites, l'éducation aléatoire et laxiste que le lui ai donné y est peut-être pour quelque chose.
Il y a ces poils incarnés disgracieux qui annulent l'effet esthétisant d'une bonne déforestation trimestrielle.
Il y a ces cheveux nains qui me font passer pour une coupeuse folle auprès d'un nouveau coiffeur, quand il ne me prend pas tout simplement pour une trichotillomane névrosée.
Il y a cette coupe à la Jackson Five qui m'a suivie durant des années, ne connaissant pas encore mon futur meilleur ami: le fer à lisser.
Il y a, heureusement, une blondeur de poils de bras qui compense leur longueur affolante.
Il y a ces tueurs de glamour au niveau de la partie supérieur des orteils. Recouverts non plus d'un joli duvet blond qui aurait pu me sauver la mise, mais des poils de barbe rêches et noirs,
vengeance d'un passage trop zélé du rasoir 3 lames.
Il y a cette prouesse naturelle qui me permet d'obtenir des jambes double effet Kiss Cool après seulement 10h de rasage. Offrant ainsi à mon cher mari un gommage nocturne au contact
sous-couettale.
Il y a ces magnifiques poils de barbe, heureusement encore invisibles, mais qui luisent selon l'angle de la lumière pour me rappeler que mon héritage génétique devrait me donner la même petite
barbe blanche qui caractérisait ma grand-mère.
Il y a le poil sexy par excellence qui pousse autour du mamelon. Celui-ci on ne va pas y passer des heures, j'ai déjà bien assez honte de le mentionner.
Et puis en face de cette fabrique à toison il y a mon homme. Celui qui a les sourcils les plus beaux de la terre sans avoir jamais rien fait. Celui qui a des poils bien placés, sans excès,
marquant sa virilité comme je l'aime. Celui qui me laisse l'épiler pour lui montrer la douleur de la chose et qui rit presque de l'indolorité de l'acte après une application kamikaze d'une bande
de cire froide sur sa jambe (zone qui restera lisse durant presque 3 mois quand je n'ai que 2 semaines de répit). Celui qui me récupère blessée par une chute de tension dans sa baignoire après
épilation entre-cuissesque, la fesse bleuite d'avoir pété la poignée pour handicapé, après seulement 2 mois d'amour intensif. Celui qui me laisse m'occuper de sa coupe de cheveux par souci
d'économie et qui ressemble quand même un peu trop à un dieu grec après l'opération tendue du string. Celui qui malgré une calvitie naissante sera toujours beau comme un fils de mère juive grâce
à ses yeux de petit démon du sexe, magnifiquement souligné par un port altier de casquette type Kangol.
Devant tant de souffrance, participant à ma terreur de l'esthéticienne, je n'ai jamais prit le soin de m'infliger une séance les 4 pattes en l'air afin de laisser le soin à une autre ce travail
de tytan. Mais la vente exceptionnelle de mon cher vélo adoré m'a permit d'avoir le budget pour éradiquer une zone trop peu alléchante pour espérer un 3ème gnome.
La question essentielle du jour est donc: l'épilation par lumière pulsée vous a t-elle entièrement satisfaite?
Et oui, il y a des post comme ça, où on ne s'attend pas forcément à la chute.